11 novembre 2008

monument aux morts
monument aux morts

Loin de certaines commémorations télévisées, comme d’habitude Saint-Maur rendait hommage à ses morts et commémorait la fin de la première guerre mondiale, celle qui devait être la « der des der ».

François JOLIVET, maire, les associations d’anciens combattants et anciens combattants, les pompiers, personnalités militaires et un public nombreux assistaient à cette cérémonie.

La sonnerie aux morts et la Marseillaise résonnaient, puis suivait la remise de gerbe.

Ensuite était lu la (longue) liste de chacun de ces hommes de notre commune qui ont donné leur vie au cours d’un conflit.

Ce jour avait été choisi pour honorer un ancien combattant de la guerre d’Algérie. Le capitaine ALIBERT s’est vu remettre la croix du combattant.

le capitaine ALIBERT
Remise de médaille au Capitaine ALIBERT

Les discours officiels faisaient suite, celui des anciens combattants, puis celui de Mr BOCKEL lu par notre maire qui termina par quelques mots personnels.

le public
le public
Les porte drapeaux
Les porte drapeaux
Les pompiers
Les pompiers

Message du 11 novembre 2008 (en PDF) de Jean-Marie BOCKEL.

Ci-dessous, le discours de François JOLIVET (ma retranscription avec erreurs possibles !!!)

Comprendre l’histoire de notre pays est un exercice difficile c’est la raison pour laquelle il existe des historiens qui sont là pour nous livrer la compréhension d’hier au présent, qui sont la pour faire grandir les citoyens, leur donner une maturité de l’esprit, leur faire comprendre – nous faire comprendre – que les peuples qui ne se souviennent pas et qui ne se rappellent pas d’où ils viennent sont condamnés à revivre leur passé, C’est comme ça qu’on entend parfois « ils ont oublié et ils ont recommencé », Transmettre les valeurs de la patrie est un devoir pour la nation. Le rôle appartient d’abord aux représentants du monde combattant, à celles et ceux qui ont fait rempart de leur corps aux balles destinées à tirer sur la France, à celles et ceux qui portent la détresse ou la peine d’avoir vu tomber au champ d’honneur leur compagnon et bien des soldats inconnus,

Transmettre et faire vivre la mémoire de celles et ceux dont le nom est sanctuarisé sur les monuments aux morts de France. Ils sont l’empreinte indélébile de notre histoire, ils sont l’empreinte à jamais de la souffrance, la leur d’abord, et celle de leur famille.

Alors mes amis, pour penser que l’illusoire débat ouvert aujourd’hui par la presse, en mal parfois de sensation, et sur le fait de savoir s’il faut supprimer des manifestations aux Monuments aux Morts, ce jour du11 novembre, c’est comme si on disait « Faut-il n’ouvrir les cimetières que pour la Toussaint ? »

Sans doute le débat est intéressant et intéresse les spécialistes et je doute que les Françaises et les Français aient trouvé le titre bien accrocheur, Pour moi, je l’ai trouvé irrespectueux. Donc cette subalterne question – cette piètre question – a sans doute de l’intérêt pour certains mais pas pour nous je le sais à SAINT-MAUR.
Mais pour autant la seule et vraie question est de savoir en vérité si le peuple de France sait bien d’où il vient, s’il connaît son histoire, s’il a grandit avec ses événements.

Les enfants de France savent-ils ce que ces femmes et hommes ont vécu dans les tranchées du Nord-Est de la France ?
Les enfants de France savent-ils que durant 4 années des hommes montés au front sortaient des tranchées et disparaissaient parfois leur corps enterrés sous les bombardements, la baïonnette dressée vers le ciel – comme pour demander au secours ?
Les enfants de France savent-ils que ces femmes qui ont prouvé à la nation qu’elles étaient capable de prendre la place des hommes dans l’économie, ouvrières dans l’appareil de guerre, agricultrices, tous les métiers des hommes, elles ont su y faire face…
Les enfants de France savent-ils que les soldats revenus de cette guerre étaient hantés par les souvenirs de leurs ennemis et de leurs amis disparus ?
Savent-ils que certains sont revenus en se demandant pourquoi ils n’étaient pas morts et presque le regrettant ?
Les enfants de France savent-ils que la folie s’est propagée dans bien des têtes de soldat ?

Alors la seule et vraie question est de savoir si la France, si celles et ceux qui seront amenés à la diriger ont la connaissance de ces faits ?

Messieurs les représentants du monde combattant j’ai plus confiance en vous – et beaucoup sont comme moi – quant à votre capacité à faire vivre la mémoire de vos compagnons morts pour la France. Vous en êtes les ambassadeurs incontournables, il vous appartient de décider ce qu’il faut faire pour eux. Vous devez faire ce qu’il vous semble être bien, et faire en sorte que les générations qui se succèdent sachent bien de quoi est faite leur histoire. Vous devez faire en sorte, il en va de l’honneur de la nation et de la mémoire des enfants morts pour elle, que ces noms ne soient pas une vague liste, au contraire un témoignage historique.
Ne pas oublier, se souvenir est respecter leur mort.

VIVE SAINT-MAUR – VIVE LA RÉPUBLIQUE – VIVE LA FRANCE

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