Des origines à nos jours

Poursuivons dans la présentation de notre commune. Après la géographie, passons à l’histoire.
En effet, Saint-Maur possède un passé plus riche qu’on ne pourrait le croire. Ce sont, notamment, les fouilles préalables à la constructions de l’autoroute A20 entre 1996 et 1998 qui ont permis de mettre au jour un certain nombre de vestiges.

On a retrouvé des traces de vie préhistorique sur le territoire communal, ce qui tend à montrer que cet endroit a été, de tout temps, bon à vivre. D’ailleurs, plus tard, des hommes s’y établiront de façon plus pérenne puisque des Gaulois et des Gallo-Romains ont aussi occupé les lieux. Pour preuve, des traces sont encore visibles sur certaines parcelles. Par exemple, à proximité de Parçay, une enceinte gauloise quadrangulaire existe toujours. D’ailleurs, cette dernière comme d’autres vestiges du passés, sont beaucoup plus visibles par avion – c’est le cas près du stade municipal.
Mais en ces temps reculés, ce territoire semblait ne pas porter d’appellation. Du moins celle-ci ne nous est pas parvenue.

Les premières mentions de son nom dans l’Histoire remontent au IXe siècle après Jésus Christ. En effet, c’est entre 853 et 865 que des moines de l’abbaye de Glanfeuil (Près d’Angers) ont apporté des reliques de Saint Maur, disciple de Saint Benoît (décédé en 584), sur la commune qui prit alors le nom de Saint-Maur. Notons que l’église abrite toujours une partie de ces reliques.
Selon les époques, le nom a dû être modifié, ainsi au XIIIe siècle, pendant la période romane, elle s’appelait Santi Mauri. Puis, lors de la révolution française, elle prit l’appellation de « Beaupré » ou « Beaulieu » selon certains. La raison de ce changement de nom est simple, après la prise de la Bastille et les événements de la fin du XVIIIe siècle, tout ce qui rappelait la religion catholique était proscrit, d’où la nécessité de changer les noms des villes et villages. Le nom alors attribué à notre bourg est évocateur, une fois de plus, de la qualité des lieux.

Comme la grande majorité des communes françaises du début du XXe siècle, Saint-Maur est tournée vers l’agriculture avec plus de 3 000 hectares de terres labourables et plus de 100 hectares de vignes. En parallèle, il s’est développé une forte activité d’extraction de pierres destinées à la construction, mais surtout à faire de la chaux blanche. En 1923, 8 800 tonnes de cette chaux ont été expédiées de la gare de Saint-Maur. L’activité économique commence donc à prendre son essor depuis près d’un siècle.

Aujourd’hui encore, la commune reste une des rares du département à avoir un tel dynamisme économique. Tous les ans, de nouvelles entreprises viennent s’installer sur la commune. CAP Sud (Centre d’Activités Porte Sud), notre zone commerciale, est la meilleure preuve de cet élan et aussi le fer de lance de ce dynamisme.

Ceci est un historique succinct mais qui résume bien des milliers d’années de vie sur le territoire communal. On voit combien nos origines reflètent notre environnement actuel.

1 commentaire sur “Des origines à nos jours

  1. « Saint Maur, disciple de Saint Benoît » ! Benoît le bien nommé, priez pour nous, pauvres pêcheurs de tanches ^^

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