8 mai 2010

Un grand merci à François JOLIVET de m’avoir fourni son discours malgré mon absence à la cérémonie…

Monsieur le représentant de Saint-Maur-des-Fossés

Mesdames Messieurs les Maires adjoints

Mesdames Messieurs les élus

Mesdames Messieurs les membres du corps départemental de sapeurs pompiers

Monsieur le directeur de la Centrale

Mesdames Messieurs les représentant du monde combattants

Mesdames Messieurs les Présidents d’association

Mesdames Messieurs

Chers amis,

Comprendre l’histoire d’un pays est un exercice difficile, d’autant qu’un recul de 70 années, pour les historiens, ne fait pas entrer la 2e guerre mondiale encore dans l’histoire de notre nation mais seulement dans le passé de notre nation.

Les historiens dont le métier est d’expliquer l’histoire des nations pour que cette dernière ne soit pas condamnée à la revivre dans ce qu’elle a de pire nous disent qu’un recul de 70 années n’est pas suffisant, pas suffisant parce que déjà toutes les archives ne sont pas accessibles, pas suffisant parce que le recul historique nécessaire n’est pas là.

Mais pour autant s’il est une chose que l’on ne peut nier c’est que notre nation, la communauté internationale, après la 1ere guerre mondiale avaient voulu tirer les enseignements de la grande guerre en créant la société des nations qui devait apporter la paix au monde. D’ailleurs la France, notre pays, avec les soldats de la grande guerre avaient souhaité au peuple de France les conséquences de guerre en érigeant en place publique, le tombeau, les tombeaux de ses enfants morts, arrachés à la vie, sur les champs d’honneurs. Ceux de notre commune sont là gravés sur le monument, ses noms qui chaque année sont lus pour le 11 novembre, avec à l’appel de leur nom, la réponse « Mort pour la France ».

Et pourtant malgré tous ces efforts de mémoire, entrepris en 1939 un conflit mondial s’ouvrait et rangeait donc aux illusions perdues l’espoir créé par la société des nations. La France capitulait en 1940 entrait dans la collaboration mais aussi dans la résistance. L’avènement d’Hitler au pouvoir en Allemagne allait réveiller dans ce qu’il a de pire, les maux de la nature humaine. Volonté de pouvoir, notion de race supérieure, occupation, déportation, tout cela couronner par un programme dicté par la nécessité de trouver une solution finale pour celles et ceux qui étaient nés sous l’étoile de la religion de David.

Si cette guerre quelque part encore contemporaine, des acteurs des victimes sont encore là parmi nous, et ils seront tout à l’heure honorés en mairie, il faut faire l’effort de comprendre ce qui a secoué le monde à cette époque.

Rappelons-nous, la crise financière de 1929 avait bien laissé des traces dans les peuples du monde. Les épargnants avaient perdu leurs économies, le fruit de leur travail, les entreprises avaient fermé leurs portes, le chômage était le mal commun au monde entier. La France n’avait pas échappé à cette crise mais la vivait mieux car son statut d’occupant de l’Allemagne qui lui avait été confié au sortir de la guerre de 14-18 faisait qu’elle faisait payer le prix de victoire au peuple allemand, comme elle le Royaume-Uni était dans ce cas. La crise en Allemagne était sans précédent connu et plaçait le peuple allemand dans une souffrance inconnue par lui jusqu’alors. On connaît la suite…

gerbe déposée le 8 mai

La réalité c’est que les états n’avaient pas voulu porter de l’argent aux banques, et quand on prête de l’argent aux banques en situation de crise, c’est d’abord pour permettre à ceux qui y ont leurs comptes de pouvoir aller retirer de l’argent. C’est drôle vous ne trouvez pas ?  J’ai l’impression que nous venons de connaître cela dans un passé très récent. Les pays auraient ils tiré les enseignements de notre passé ? Oui assurément !

La réalité c’est aussi que l’on ne peut pas acculer les peuples sinon on réveille les vieux démons de la nature humaine. Les mêmes maux produisent les mêmes conséquences. A t-on tiré les enseignements de ce passé là dans le monde ? Je vous laisse répondre à cette question. A t-on tiré les enseignements de ce passé dans notre Europe ? Oui, la construction européenne maintient la paix, en tous les cas c’est un constat.

Alors si nous pouvions former un vœux, en ces moments d’actualités difficiles que le monde connaît, que notre pays connaît, c’est qu’en l’honneur de celles et ceux qui ont leur nom gravé sur les tombeaux érigés en place publique par leurs frères et sœurs survivants, c’est que nous fassions l’effort de tirer les enseignements de notre passé. Leur sang a coulé pour notre liberté, notre égalité, notre fraternité….

Vive Saint-Maur,

Vive La République,

Vive la France.

La France ne pourra faire face que rassemblée… Que ceux qui la divisent alors que le monde s’écroule, soient condamnés.

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